• HONGRIE 2

    Lundi 5 juin

    Après quelques gouttes de pluie le ciel enfin se dégage.

    Nous faisons le tour de Tokay et repérons les heures d’ouverture de la banque, le lundi c’est à 11h. On s’occupe en attendant l’heure, entre autre en observant les cigognes.

    A 11h nous retournons à la banque tout en nous étonnant de voir le point info encore fermé… porte close à la banque, on se dit qu’ils ne respectent pas vraiment les horaires. On repasse plus tard, banque toujours fermée. Par curiosité je regarde les affiches où j’ai l’impression qu’ils parlent du dimanche 4 et lundi 5, y aurait il un jour férié ?

    … ???... ??? ne serait ce pas la Pentecôte ? Ceci expliquerait la fermeture de la majorité des magasins et de la banque. Les seuls ouverts sont les restaurants et les marchands de vin.

    Comme il ne fait pas trop mauvais et que le soleil veut bien se montrer nous partons à la découverte des vignes promenade indiquée dans le Routard. Nous commençons par traverser un cimetière mal entretenu, pas d’allée, des tombes dans tous les sens, des dépotoirs un peu partout. Puis le chemin en sous bois est indiqué par des traits rouges, mais ce chemin devient vite un raidillon tout raviné et glissant. Nous rebroussons chemin et nous contentons des petites ruelles du village et de la plateforme qui domine la Tizza et d’un banc avec le spectacle des cigognes et des cigogneaux.

    Une place au bord de l’eau, les gens s’y promènent et viennent y déguster une glace.

    Et….. la pluie se remet à tomber et nous pousse ver le CC. Il est 17h et il ne fait plus que 12°.

     

    Mardi 6 juin

    Le passage incessant des camions et les aboiements des chiens nous ont un peu empêchés de dormir. Puis les petits oiseaux  très matinaux ont pris le relai à 3h du matin. Nous supposons que la nuit précédentes les camions ne circulaient pas en raison du jour férié.

    Après les 6° de cette nuit, nous avons du ciel bleu. Passage d’abord à la banque, puis après une dégustation et achat de quelques bouteilles de tokay.

    Nous prenons ensuite la direction de Debrecen, région des grandes cultures, mais la route est toujours aussi mauvaise. Debrecen est la deuxième ville du pays.

    Nous biffurquons vers Hortobagy, le paysage change, de grandes steppes, des puits à balancier, de grandes fermes.

    Nous avons un peu de mal à voir ou est exactement le village, mais nous trouvons les points de repères indiqués dans le routard dont le pont de pierre à 9 arches. Nous nous posons sur un parking près d’une église dont la construction est abandonnée.

    Nous profitons du beau temps pour visiter les environs, c’est marécageux et même si ça ne paraît pas très riche tout est bien entretenu. La disposition du village est particulière, c’est un grand quadrillage. Les ilots de maisons sont séparés par des passages goudronnés bordés de zones engazonnées. Certaines de ces maisons n’ont accés que sur ces passages.

    Toujours des cigognes.

    A la gare nous faisons un grand bond dans le temps. Nous avons l’impression d’être dans les années 1950-1960. Les aiguillages se font manuellement, le préposé se déplace à bicyclette le long de la voie, les gens traversent les voies.

    Tout est ouvert, on accède directement sur les quais.

    Nous dinons au resto à coté du parking. Comme nous ne comprenons rien au menu, nous commandons au hasard. Finalement JM a deux belles tranches de porc sans doute marinées et dorées avec frites, et moi de tranches de porc panées (mais pas comme chez nous, là elles étaient soufflées) avec frites. Pour le désert la commande « marmelad » correspondait à deux crêpes fourrées de confiture avec deux dômes de chantilly. Moi je savais qu’en commandant « gundel palacsinta »  j’aurai une crêpe mais quelle crêpe. J’avais donc deux crêpes fourrées de noisettes et raisons secs broyés mais cela formait comme une crème, le tout arrosé de chocolat et surmonté de chantilly. Les deux menus pour 14,40€, pas de photos à montrer car avions laissé l’appareil dans le camion.

     

    Mercredi 7 juin

    Nous sommes à la même heure que chez nous mais nous sommes à l’est et le soleil  et les petits oiseaux se lèvent plus tôt et par conséquent nous aussi.

    C’est à regret, après un passage à Mata, que nous quittons cette région d’Hortobagy.

    Nous prenons la direction de la Roumanie, il fait beau.

    Les routes sont en chantier, certaines portions déjà refaites, d’autres complétement défoncées. C’est le grand bazar et pour couronner le tout il se remet à pleuvoir.

    Au passage de la frontière les douaniers Hongrois vérifient les papiers puis nous demandent de leur ouvrir le CC, ils ne montent pas mais regardent. Les Douaniers Roumains ont la même demande mais ils montent dans le véhicule, regardent et nous demandent si nous avons du café, des cigarettes… à déclarer, puis contrôlent nos papiers et nous laissent passer.

    De chaque côté il y a des files interminables de camions. Tout cela plus la pluie, les barbelés, ces bâtiments plus ou moins délabrés donnent une impression de tristesse et de pauvreté.

    A Oradéa les routes sont complétement défoncées, les immeubles délabrés, pourtant d’après le guide bleu c’est une des plus belles villes d’Europe de l’est. On ne doit pas être dans le bon quartier. Nous décidons de filer directement à Baile Felix, il y a une aire de service.

    C’est un peu difficile de s’y retrouver, je ne vois pas les thermes mais je reconnais les vues laissées sur internet. Un homme nous fait signe de contourner et vient nous ouvrir un portail. Ce parking à 9€ la nuit contre 5 l’an dernier peut contenir environ 15 camping car. Après installation et repas nous allons dans la station, beaucoup d’hotels et les thermes. Il y a des déballages de fruits et légumes dont les prix me paraissent assez élevés, ceux des gateaux et de l’épicerie normaux quant au prix du café on comprend mieux la question des douaniers.

    Au détour de notre promenade nous découvrons deux jolies églises, un jardin public avec des bassins remplis de nénuphars et autres plantes mais à l’aspect négligé.

    Comme en Hongrie nous avons l’impression que deux mondes se cottoient avec 40ans d’écart, opposition aussi de très belles maisons et de la misère, des enfant mendient.

     

    Jeudi 8 juin

    Pluie et 8°

    L’etat des routes et le mauvais temps ne nous donnent pas envie d’aller plus loin en Roumanie, nous repartons donc vers la Hongrie.

    Comme il pleut un peu moins qu’hier le paysage nous paraît moins triste, moins miséreux, mais il y a toujours beaucoup de contrastes entre de très belles maisons et des maisons délabrées. La logique de construction n’est pas la même que chez nous, et les échafaudages !!! Sans commentaires.

    Nous remarquons sur des immeubles en mauvais état des rénovations de fenêtres en PVC, nous supposons que certains sont propriétaires de leur appartement. Nous n’avons pas vu de volets aux fenêtres des maisons.

    Un douanier Roumain demande à monter dans le véhicule, jette un œil, vérifie qu’il n’y a personne d’autre.

    A la douane Hongroise, un premier douanier monte et regarde puis 5mn un deuxième demande à monter et demande à voir dans le cabinet de toilette, la penderie, ouvre un placard au dessus du lit arrière. Il veut regarder dans le coffre à côté de la porte cellule et comme il n’y arrive pas je lui ôte les coussins pour lui monter qu’il n’y a personne de caché dedans. Il nous « baragouine quelquechose », je suppose qu’il nous demande si nous avons quelquechose à déclarer, puis il repart. Nous avons plus de chance que le propriétaire de la voiture dans la file à coté. Après l’avoir invité à se ranger, ils ont sorti tout ce qu’il y a dans le coffre, puis inspection de touts les petits coins, derrière les crochets, sous la voiture…..

    Comme pour nous c’est bon nous repartons.

    Paysage monotone, peu varié, de grandes plaines.

    Arrêt repas et courses à Ceged puis Keskenet où fait remarquable il fait chaud.

    Après avoir demandé nous stationnons devant une « agence assurance ».

    La ville comporte quelques jolis bâtiments et une grande zone avec des arbres mais pas vraiment un jardin public.

    Il y a des bancs, pleins de stands avec des livres, des tables avec des jeux d’échec et des gens qui jouent. Il y a aussi plein de jeunes (genre témoins de Jehova) qui essaient de fourguer leurs livres.

    A Szeged, en désespoir de cause nous nous posons sur le parking d’un supermarché. Une heure plus tard un couple du 79 vient nous demander si nous passons la nuit sur ce parking. Ils sont un peu hésitants ils ont l’habitude d’aller sur les campings.

     

    Vendredi 9 juin

    Au saut du lit je fais un tour dans le magasin histoire d’avoir du pain frais pour le petit déjeuner. Mais que nenni, point de pain frais. Je fais quand même quelques emplettes pour remercier ce magasin de nous avoir hébergé cette nuit.

    Pour la visite de Szeged nous essayons de nous trouver un parking près du centre ville. De l’autre côté de la Tisca près du pont il y a un parking. Nous n’avons qu’à retraverser le pont et nous sommes dans la ville.

    La Tisca est en crue, sur la rive côté ville la voie sur berge est submergée. La rive est bordée de gradins.

    Nous apprécions cette jolie ville aux beaux monuments, peut être grâce aussi au soleil.

    Après avoir fait un peu de change nous allons tester les pâtisseries. Pour JM c’est un gâteau fourré avec ce que nous pensons être des graines de pavot. Pour moi gâteau garni d’une crème à base de crème aigre et de raisins, ça fait un peu omelette. Comme nous sommes gourmand et qu’il fait beau nous testons aussi les glaces qui sont excellentes.

    La route vers Pecs nous fait traverser des paysages diversifiés, des zones de terre très noire, d’autres sableuses.

    Nous traversons le Danube à Baja, lui aussi est toujours en crue, nous voyons des maisons dans l’eau sur un mètre de haut.

    Ensuite c’est boisé, vallonné, des vignobles.

    Nous passons au dessus de Pecs et empruntons une petite route montagneuse pour aller à Abaliget. Nous trouvons un premier parking, mais nous allons en voir un deuxième. Il se situe près de deux petits lacs et d’un camping. Le camping nous paraît fermé, nous descendons près du lac. Une petite dame avec une caisse sous le bras nous interpelle, nous en profitons pour lui demander si c’est possible de rester pour la nuit sur ce parking. Elle nous dit qu’il faut aller sur le camping, comme elle voit que ce n’est pas notre intention elle nous fait comprendre qu’on peut aller chez elle, elle insiste. Sauf que l’entrée de sa cour est minuscule, et que la rue qui y accède est interdite aux véhicules de plus d’une tonne. Comme je lui montre le panneau, elle dit qu’il n’est plus bon, je lui fais voir la largeur de son entrée. Elle a tellement envie que l’on aille chez elle qu’elle semble prête à présenter tous les arguments. Je la remercie et nous retournons sur le premier parking.

     

    Samedi 10 juin

    Ce matin à nouveau chute des températures et pluie.

    Après bien des difficultés pour trouver un stationnement à Pecs, nous visitons la ville. Nous sommes tellement attentionnés à regarder où l’on met les pieds qu’on ne peut pas dire si la ville est belle. Il faut dire qu’il « tombe des cordes », l’eau court partout.

    Mais ce n’est rien, vers 13h ce sont des trombes d’eau.

    Vers 15h le soleil revient et nous prenons la direction de Sofiok les maisons et immeubles sont très colorés, de toutes les couleurs.

    A ‪Oroszló nous trouvons un petit parking et il pleut à nouveau.

     

    Dimanche 11 juin

    Nuit mouvementée, JM a cru que quelqu’un essayait de rentrer dans  le camping car. En fait il a du se reveiller au moment où des personnes passaient et parlaient. Après être resté en observation pendant un certain temps et voyant que rien ne bougeait nous nous recouchons.

    Grasse matinée jusqu’à 8h30.

    Nous déjeunons tranquillement et partons vers le lac Balaton, il y a beaucoup d’eau dans les champs.

    Comme partout à Sofiok il est difficile de trouver une place, nous apercevons le lac entre les batiments. Nous déjeunons sur un grand parking sur lequel est installé un camping car Allemand, mais il y a des parcmètres. Pour visiter nous stationnaons dans une rue près de batiments en construction. Bien que ce soit dimanche les ouvriers sont au travail, fait que nous avons déjà eu l’occasion d’observer.

    Nous longeons le lac jusqu’au cœur de Sofiok puis nous faisons un tour d’une heure en bateau sur le lac, comme il fait beau c’est très agréable. Il est agréable de flaner dans la ville en degustant une glace, nous apprécions le soleil et la vue.

    Nous nous mettons en quete d’un camping pour la nuit. Nous nous installons sur le camping Aranypart, trois étoiles , au bord du Lac, avec de de vrais sanitaires et pour à peine 15€.

    En prime nous assistons à un coucher de soleil sur le lac, à 8h15 il est déjà couché.