Moulay Idriss, accrochée à son caillou, se détache du paysage. Le matin, elle apparaît en ombre chinoise, accentuant les lignes pures de son architecture, structurée autour de la médina et de sa grande mosquée. En pleine journée, elle baigne dans la chaude lumière marocaine, nous dévoilant son camaïeu de couleurs jusqu’au coucher du soleil.

A seulement vingt cinq minutes de Meknès et une heure de Fès, Moulay Idriss attend le voyageur dans une campagne rurale, sans artifice, historique par la présence au bas de la ville, du fameux site romain de Volubilis. Elle est perchée entre une montagne aux formes simples, légères, aux crêtes arrondies par le temps et boisées, et une vaste plaine agricole, qui cache à l’ombre de ses oliviers et autres cultures, l’histoire de bien des civilisations.

Ville au carrefour de l’histoire, elle voit défiler les voyageurs et pèlerins. Elle a gardé encore aujourd’hui sa vocation spirituelle, en étant un haut lieu de pèlerinage pour les Musulmans. Le dernier jeudi du mois d’août, la cité accueille le plus grand Moussem du Maroc. Les festivités données en l’honneur du saint durent des semaines, mêlant fantasias, spectacles, processions et oraisons.

Le massif du Zerhoun est une terre où il est bon de vivre

Le massif du Zerhoun est l’exemple type du pays de vieille civilisation paysanne, où les montagnards se livraient à l’agriculture et à l’élevage. Ils sont connus par leur huile d’olives et leurs produits de terroirs  (raisins,  prunes,  figues, fruits secs, miel,  etc.). C’est aussi un creuset de savoir-faire artisanaux et d’échange entre les différentes civilisations amazigh, romaine, arabe, ibérique, portugaise….