Dimanche 2 juin
Connue sous le nom de Kumaïria à l’époque d’Ourartou, elle devient Alexandropol en 1837, puis Leninakan.
En 1988 Leninakan a été dévastée par le tremblement de terre dont l’épicentre se situait à quelques kilomètres à Spitak. Les milliers de sans-abris furent relogés dans des « domik » ou containers.
Ancienne ville de garnison à l’époque du tsar, la ville a conservé un centre historique avec églises, rues piétonnes bordées de beaux immeubles aux influences russes et arméniennes. Les demeures du 18ème et du 19ème ont mieux résistées au séisme que les constructions soviétiques à deux étages.
Gyumri abrite encore aujourd’hui la plus importante base militaire du sud-Caucase.
Le cinéaste Ardavadz Pelechian, le poète Hovannes Chiraz, l’écrivain Avetik Isshakian, le musicien Arlen Tigranian y sont nés.
Pour voir la Mère Arménie, il nous faut monter les marches, car elle est sur les hauteurs. Les petits bassins qui longent l’escalier manquent un peu d’entretien. Elle a été construite en 1975 et a résisté au séisme. Elle signifie Victoire quand on la regarde du côté Arménien. Et de l’arrière et de profil elle représente un dragon attaquant.
Nous continuons vers la le Fort Sev-Ghul, qui lui aussi est sur les hauteurs de la ville. Ce fort circulaire date de 1834. La forteresse noire était un des principaux avant-postes russe face à l’empire ottoman et défendait la garnison d’Alexandropol des invasions venues de Kars qui fut territoire russe de 1875 à 1918. Il pouvait accueillir 15000 hommes.
Cela donne l’impression d’être maintenant une salle de concerts, avec des loges avec balcon autour de la scène.
Dans l’enceinte on peut voir une chapelle moderne et quelques « chalets » .
Nous nous dirigeons ensuite vers le centre de la ville.
Nous empruntons une allée piétonne. Nous sommes surpris par les façades de pierres noires, heureusement rehaussées de motifs ocre.
Nous arrivons sur la place Vartanants, grande place avec jets d’eau et statues, bordée de restaurants, de l’hôtel de ville et d’églises.
L’église Sourp Amenaperkirch ou église Saint Sauveur. Endommagée à la suite du séisme, toute la façade a été éventrée et le clocher effondré. L’édifice a été reconstruit à l’identique. La façade est calquée, en plus modeste, sur le modèle de la cathédrale d’Ani. Un office est en cour, sur un balcon une chorale chante.
L’église St Asdvadzadzine. C’est la plus grande église de Gyumri. Ce vaste édifice du 19ème est fait de pierres volcaniques grises. Flanquée d’un haut campanile, surmontée d’un vaste dôme au toit en ombrelle et de deux rotondes ouvragées. L’intérieur est peint de fresques sur fond pastel. Là aussi un grand balcon surplombe, mais il n’y a pas de chorale.
Nous nous installons sur une terrasse face à la place, nous mangeons enfin le Khatchapuri avec l’œuf au milieu tout en regardant l’animation sur la place. Un cortège, voiture de marié en tête en fait le tour plusieurs fois en klaxonnant.
Nous continuons de flâner dans les rues nettement plus animées que ce matin.
Etape Gyumri 0kms




































